Histoire

Issu au début des années 80 des réflexions et des attentes d’un groupe de médecins généralistes impliqué·es dans le suivi de personnes présentant une/des addictions(s), le Résad (anciennement RAT) est devenu un SAMDA (Service Actif en Matières d’Addictions) dans le cadre du décret Cocof de 1995.

Il a pour projet de rassembler des professionnel·les intéressé·es par l’aide thérapeutique aux personnes souffrant de trouble de l’usage de substance en milieu non spécialisé, et de viser à garantir leur qualification dans ce domaine, et pour ce faire, d’imaginer, d’inventer et de construire un réseau de soutien aux thérapeutes, médecins et paramédicaux, qui souhaitent, dans le cadre d’une pratique non spécialisée, accompagner un certain nombre de patient·es.

Pour cela, le Réseau se propose de mettre à la disposition des thérapeutes des possibilités de contacts concrets et réguliers, entre eux et avec d’autres professionnel·les, de manière à briser fondamentalement l’isolement des intervenant·es de première ligne.

Dans ce contexte, la formation et la formation continue, la supervision, l’intervision, l’échange clinique, et la réflexion sociétale sont, non seulement des idées théoriques, mais surtout des piliers fondamentaux de notre travail quotidien.

 

Missions

En vue de soutenir, maintenir et garantir la qualité de l’accueil et du suivi psycho-médicosocial des consommateur·rices et de leurs proches au sein de la première ligne de soins non spécialisée, notre asbl est agréée par la Cocof comme Service Actif en matière d’Addictions pour les missions suivantes:

Accueil et information

Nous accueillons et informons, tant les consommateur·rices que leurs proches ainsi que les professionnel·les de première ligne, pour toute problématique de consommation de produit licite ou illicite et de dépendance, avec ou sans produit.

Accompagnement psycho-social

Les consommateur·rices et/ou leurs proches, sont suivis dans la durée, et/ou réorienté.es en fonction des besoins de la personne et de la prise en charge la plus adéquate à ce moment particulier de leurs parcours de vie.

Réinsertion

Nous considérons qu’être inséré·e, c’est être en équilibre dans son environnement, avec son entourage, et dans sa tête. Nous utilisons la réinsertion dans la première ligne de soins comme premier tremplin pour le·la patient·e dans cette recherche de stabilité. La réinsertion, qu’elle soit administrative, scolaire, socioculturelle ou professionnelle, pourra en découler.

Formation

Nous proposons des modules de sensibilisation, formation continuée, et supervision des intervenant·es, confronté·es aux questions de consommations de produit licites et illicites, et addictions avec ou sans produits. Ces formations, outre l’apport de connaissances, favorisent la déstigmatisation des consommateur·rices, la prise de conscience des capacité relationnelles de l’intervenant·e, et également la constitution d’un réseau de professionnel·les en vue d’une meilleure prise en charge des usager·ères et patient·es.

Liaison

Organisation de collaborations entre différents intervenant·es ou entités qui accueillent des usager·ères, afin de rencontrer les besoins des bénéficiaires de manière adéquate. Cette mission passe également par le soutien aux professionnel·les et le soin particulier mis dans la relation avec ces dernier·ères en vue de tisser des réseaux de soins personnalisés.

Projet spécifique de soutien et animation d’un réseau de médecins généralistes

Il s’agit à la fois de soutenir le·la médecin dans la relation avec son·sa patient·e et lui proposer, s’il le souhaite, un co-suivi psycho-social. Il s’agit également de soutenir sa formation et sa réflexion au travers de supervisions et autres activités spécifiques.

Projet spécifique d’accueil et accompagnement du public reçu à Modus Fiesta, en vue de le soutenir dans sa (ré)insertion au sein de la première ligne de soins

Le projet a pour but à la fois une meilleure prise en charge en première ligne de ce public particulier dit « festif », et un travail de meilleure connaissance mutuelle et déstigmatisation entre jobistes de Modus Fiesta et médecins généralistes.

Valeurs

Pour mener à bien ses missions, l’institution s’appuie sur certaines valeurs qui lui paraissent fondamentales :

  • L’abstinence n’est pas un objectif en soi : Il s’agit avant tout de poursuivre, pour nos patient·es, un équilibre et une capacité à (re)créer du lien.
  • Le respect de la vie privée : garantir inconditionnellement la confidentialité des informations relatives aux bénéficiaires du réseau et défendre le secret professionnel sont une de nos priorités.
  • Soigner la relation : Faire preuve d’éthique et d’équité, de respect, accorder sa confiance et être digne de celle des autres, conscientiser l’importance du lien dans la relation thérapeutique, sont à la base de notre philosophie.
  • Soutenir l’élaboration clinique : Mettre en place et participer à des groupes de supervision de type Balint, réfléchir aux différentes pratiques et les questionner sont à nos yeux le garant d’un travail relationnel de qualité.
  • Curiosité intellectuelle : être ouvert au monde, acquérir de nouvelles compétences et cultiver celles révélées, (re)évaluer régulièrement nos pratiques et leurs impacts dans le but de les améliorer, élaborer des recherches sont un souci constant pour notre équipe.
  • Réflexion et remise en question collective : Penser notre évolution avec les différents intervenants du réseau pluridisciplinaire dans un souci d’ajustement permanent, afin que nos missions et objectifs restent cohérents, guide notre réflexion au quotidien.

Afin de soutenir ces valeurs, l’institution accorde une importance toute particulière au travail en équipe et en réseau.

Vision

Notre ambition est d’apporter notre pierre à l’édifice dans l’extension et le renforcement des maillages d’un réseau pluridisciplinaire en Région Bruxelloise, afin que toute personne qui le souhaite puisse être entendue et accompagnée dans les difficultés qu’elle rencontre, par une structure ou un·e professionnel·le de son choix adéquat·e et compétent·e. 

Nous souhaitons contribuer à déstigmatiser l’addiction, tant auprès des professionnel·les de l’accueil et de la santé qu’auprès des instances officielles et politiques.